Les produits de grande consommation en recul de – 0,8 %

Les produits de grande consommation en recul de – 0,8 %

Publié le 17/11/2012 // Modifié le 09/04/2019

Selon les chiffres SymphonyIRI Group divulgués récemment, les ventes de Produits de Grande Consommation (PGC) sont en net recul dans les hypers, supers et hard discount. Le bio quant à lui fléchit depuis 6 mois alors que les marques distributeurs (MDD) s’envolent.

De janvier à fin septembre 2012, selon les chiffres SymphonyIRI Group, la consommation PGC est en net recul dans les hypers, supers et hard-discount a – 0,8 %. Une baisse semestrielle qui atteste d’un réel décrochage par rapport aux chiffres du premier semestre 2010 (+ 2 %) et du premier semestre 2011 (+ 0,3 %).

Selon SymphonyIRI Group, les formats les plus touchés sont essentiellement ceux des grands hypers qui accusent un recul de – 3,1 % à parc constant sur le premier semestre 2012. Les autres formats de magasins s’en sortent mieux, mais la progression enregistrée ne fait que répercuter l’inflation. « La chute de consommation dans les magasins réels n’est pas compensée par le drive ».

Les MDD en pleine forme

En valeur, la part de marché des Marques de distributeurs atteint désormais les 30 % selon SymphonyIRI Group. Un succès porté essentiellement par les prix 40 % moins chers en moyenne comparé aux marques nationales, mais aussi par la qualité même des produits souvent fabriqués dans les mêmes unités de production que les grandes marques. Et de fait, comme le constate SymphonyIRI Groupe : « La perception des MDD par les consommateurs a changé.
La qualité, la variété et le niveau de gamme des produits s’améliorent. Les distributeurs accordent une part plus importante aux MDD en magasin pour obtenir de meilleures marges au détriment des petites et moyennes Marques Nationales, et ils investissent davantage en marketing pour rappeler que, acheter des MDD, ne signifie pas effectuer un compromis sur la qualité ». Mais les marques nationales organisent déjà la riposte à coup d’opération promo, mais aussi de réaménagement et extension de gammes. « Ils passent également plus de temps à développer et ajuster leur portefeuille produits et à individualiser davantage leurs approches avec les distributeurs. »
Une stratégie gagnante note SymphonyIRI Group : « Ainsi, malgré les progrès des MDD, les marques nationales sont encore fortes dans de nombreuses catégories ».

Le bio en perte de vitesse

Selon les observations d’un autre rapport SymphonyIRI Group, les ventes de produits bio ont progressé de 6,2 % seulement sur les douze derniers mois (+ 4,3 % en nombre d’unités vendues) contre en moyenne + 10 % les années précédentes. « La rupture est assez brutale » analyse SymphonyIRI Group, et ce depuis 6 mois seulement.« Sur les 6 derniers mois, le Bio ne fait que maintenir ses positions et ne gagne plus que marginalement de la part de marché ». Comment expliquer ce tassement ? La crise et la baisse du pouvoir d’achat des Français sont en cause, mais aussi les prix du bio.
Et de fait, selon SymphonyIRI Group, « nous pouvons estimer que se nourrir Bio coûte 64 % plus cher que se nourrir de manière conventionnelle. Toutefois le différentiel de prix Bio versus non Bio se réduit marginalement entre 2011 et 2012 avec une augmentation des prix du Bio de 1 % contre 2,3 % sur les autres produits. » Tous ces éléments portent les experts SymphonyIRI Group à confirmer les estimations plutôt optimistes du secteur qui tablent sur un rythme de progression de 5 % en moyenne par an à l’horizon 2015. Selon les chiffres IRI pour l’Agence du Bio, le marché bio s’il est porteur reste très marginal puisqu’il ne représentait que 2,3% du marché des produits de grande consommation en France en 2011. Les experts estiment que les ventes atteindront en 2012 4,1 milliards d’euros.

Dominique André-Chaigneau, Franchise Magasin©

Selon les chiffres SymphonyIRI Group divulgués récemment, les ventes de Produits de Grande Consommation (PGC) sont en net recul dans les hypers, supers et hard discount. Le bio quant à lui fléchit depuis 6 mois alors que les marques distributeurs (MDD) s’envolent.

De janvier à fin septembre 2012, selon les chiffres SymphonyIRI Group, la consommation PGC est en net recul dans les hypers, supers et hard-discount a – 0,8 %. Une baisse semestrielle qui atteste d’un réel décrochage par rapport aux chiffres du premier semestre 2010 (+ 2 %) et du premier semestre 2011 (+ 0,3 %).

Selon SymphonyIRI Group, les formats les plus touchés sont essentiellement ceux des grands hypers qui accusent un recul de – 3,1 % à parc constant sur le premier semestre 2012. Les autres formats de magasins s’en sortent mieux, mais la progression enregistrée ne fait que répercuter l’inflation. « La chute de consommation dans les magasins réels n’est pas compensée par le drive ».

Les MDD en pleine forme

En valeur, la part de marché des Marques de distributeurs atteint désormais les 30 % selon SymphonyIRI Group. Un succès porté essentiellement par les prix 40 % moins chers en moyenne comparé aux marques nationales, mais aussi par la qualité même des produits souvent fabriqués dans les mêmes unités de production que les grandes marques. Et de fait, comme le constate SymphonyIRI Groupe : « La perception des MDD par les consommateurs a changé.
La qualité, la variété et le niveau de gamme des produits s’améliorent. Les distributeurs accordent une part plus importante aux MDD en magasin pour obtenir de meilleures marges au détriment des petites et moyennes Marques Nationales, et ils investissent davantage en marketing pour rappeler que, acheter des MDD, ne signifie pas effectuer un compromis sur la qualité ». Mais les marques nationales organisent déjà la riposte à coup d’opération promo, mais aussi de réaménagement et extension de gammes. « Ils passent également plus de temps à développer et ajuster leur portefeuille produits et à individualiser davantage leurs approches avec les distributeurs. »
Une stratégie gagnante note SymphonyIRI Group : « Ainsi, malgré les progrès des MDD, les marques nationales sont encore fortes dans de nombreuses catégories ».

Le bio en perte de vitesse

Selon les observations d’un autre rapport SymphonyIRI Group, les ventes de produits bio ont progressé de 6,2 % seulement sur les douze derniers mois (+ 4,3 % en nombre d’unités vendues) contre en moyenne + 10 % les années précédentes. « La rupture est assez brutale » analyse SymphonyIRI Group, et ce depuis 6 mois seulement.« Sur les 6 derniers mois, le Bio ne fait que maintenir ses positions et ne gagne plus que marginalement de la part de marché ». Comment expliquer ce tassement ? La crise et la baisse du pouvoir d’achat des Français sont en cause, mais aussi les prix du bio.
Et de fait, selon SymphonyIRI Group, « nous pouvons estimer que se nourrir Bio coûte 64 % plus cher que se nourrir de manière conventionnelle. Toutefois le différentiel de prix Bio versus non Bio se réduit marginalement entre 2011 et 2012 avec une augmentation des prix du Bio de 1 % contre 2,3 % sur les autres produits. » Tous ces éléments portent les experts SymphonyIRI Group à confirmer les estimations plutôt optimistes du secteur qui tablent sur un rythme de progression de 5 % en moyenne par an à l’horizon 2015. Selon les chiffres IRI pour l’Agence du Bio, le marché bio s’il est porteur reste très marginal puisqu’il ne représentait que 2,3% du marché des produits de grande consommation en France en 2011. Les experts estiment que les ventes atteindront en 2012 4,1 milliards d’euros.

Dominique André-Chaigneau, Franchise Magasin©

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